« Le premier miracle » de Gilles Legardinier

"Le premier miracle" de Gilles Legardinier. Chroniques de livres et conseils de lecture par MLBA.

« Le premier miracle » de Gilles Legardinier. Chroniques de livres et conseils de lecture par MLBA.

Vous aimez les thrillers façon Dan Brown?
Vous avez envie d’un roman d’aventures?
Voici ma potion:

Benjamin Horwood est universitaire, spécialiste de l’histoire. Très doué dans son domaine, il n’en est pas moins très désinvolte et adepte des bons mots. Alors qu’il est en vacances en France, il se fait emmené de force par Karen Holt, une espionne anglaise qui fait partie d’un service assez spécial. On lui demande de coopérer dans une enquête particulière. De nombreux artefacts ont été subtilisé de part le monde par une organisation douteuse. Le mentor de Benjamin, qui aidait Karen dans son enquête, est décédé, et il avait mentionné le nom de Benjamin pour le remplacer.

Il se voit donc entrainer malgré lui dans une histoire qui va faire voyager nos héros à travers le monde, à la recherche d’objets sacrés prouvant l’existence d’un premier miracle.

Gilles Legardinier quitte donc pour un temps la comédie légère pour un thriller passionnant et foisonnant, qui ne manque tout de même pas d’humour. Son personnage d’historien est un brin caricatural mais il est néanmoins attachant. Le duo improbable de l’intellectuel et de la femme d’action ne manque pas de piquant.

Il y a donc de l’aventure, du suspense, de l’humour, beaucoup et bien sûr de l’amour.

On sent que Legardinier s’est fait plaisir avec ce roman et qu’il a dû faire beaucoup de recherche.

Un très bon moment à passer.

Édition J’ai lu

« No home » de Yaa Gyasi

"No home" de Yaa Gyasi. Chroniques de livres et conseils de lecture par MLBA.

« No home » de Yaa Gyasi. Chroniques de livres et conseils de lecture par MLBA.

Vous aviez aimé « Racines » de Alex Haley?
Vous espérez vous coucher moins bête ce soir?
Voici ma potion:

Au XVIIIème siècle au Ghana (anciennement la Côte de l’Or), deux filles naissent de la même mère mais dans deux villages différents, des villages rivaux, les Ashanti et les Fanti.

Alors qu’Effia, surnommée « la Beauté » est repérée par le nouveau gouverneur britannique en place et devient pour quelques sous sa « femme africaine », Esi est enlevée et emmenée au fort (dirigé par ce fameux gouverneur) où sont entassés les futurs esclaves en attente de partir pour le nouveau continent.

Chapitre après chapitre le lecteur va suivre la destinée des deux soeurs et de leurs descendants.

Ceux qui auront atterris en Amérique vont connaitre les affres de l’esclavagisme, dans les champs de coton et autres mines de charbon. Ils vont surtout connaitre la ségrégation, le racisme et la violence faite aux Noirs, à toutes les époques.

Les descendants de Effia, restés sur le continent africain auront aussi à faire face à de terribles bouleversements. Ils devront continuer pendant longtemps la pratique du commerce triangulaire initié avec les Anglais, continuer à profiter des guerres entre village pour enlever leurs rivaux et les revendre. Malgré l’éducation et l’aisance qu’ils pourront acquérir, ce lourd passé sera dur à porter et la fuite vers les Etats-Unis sera le seul moyen de se libérer.

Sur trois siècles Yaa Gyasi nous raconte l’histoire de cette famille noire, tiraillée par les guerres, par l’esclavagisme, et surtout par la cruauté de l’homme blanc. Elle parsème son récit de détails sur les coutumes africaines, sur la vie des esclaves dans les mines de charbon, sur l’arrivée de la drogue à Harlem dans les années 60. Chaque époque est très bien documentée et on y apprend beaucoup de choses.

Magnifiquement écrit, le lecteur suit avec plaisir et intérêt ces destinées. A travers une pléiade de personnages on voit et comprend l’évolution de la société. Chaque chapitre alterne d’un continent à un autre sans jamais que l’on soit perdu.

C’est un roman sur la condition des Noirs à travers les siècles mais aussi sur la condition de la femme noire, qui doit se montrer forte et vaillante pour porter la famille.

C’est tout simplement un livre sur la liberté.

Edition Calmann-Levy.

 

« Le dernier des nôtres » de Adélaïde de Clermont-Tonnerre

"Le dernier des nôtres" de Adélaïde de Clermont-Tonnerre.Chroniques de livres et conseils de lecture par MLBA.

« Le dernier des nôtres » de Adélaïde de Clermont-Tonnerre.Chroniques de livres et conseils de lecture par MLBA.

Vous aimez les grandes sagas?
Vous avez envie de vous laisser transporter?
Voici ma potion:

Werner Zilch est un jeune homme plein d’ambition et très prometteur. Avec son ami et associé Marcus ils ont monté une entreprise et rêvent de conquérir New-York et de créer les gratte-ciels les plus beaux.
Werner a été adopté, un message était noté dans ses habits « Il s’appelle Werner. Werner Zilch. Ne changez pas son nom. Il est le dernier des nôtres ».Il ne sait rien de ses origines ce qui n’entrave en rien son énergie.

Un jour, il croise la route de Rebecca, héritière d’une des plus grosses fortunes de New-York, une artiste, amie entre autres d’Andy Warhol. C’est le coup de foudre. Mais la conquête de cette femme ne sera pas aisée. D’autant plus qu’un lourd secret risquant empêcher leur histoire va être révélé.

A chaque chapitre le lecteur fait des aller-retours dans le temps, ceux de 1970 où se passe l’action principale et ceux de 1945 en Allemagne qui nous apprennent petit à petit d’où vient Werner.

Entre histoire d’amour impossible et tragédie contemporaine, « Le dernier des nôtres » contient tous les ressorts d’un grand roman.

Des personnages forts et intéressants, une histoire qui sans parler de l’histoire d’amour, tient en haleine. On veut savoir d’où vient Werner et quel est ce secret qui entoure sa naissance. Et puis il y a tout le côté historique bien documenté et passionnant, l’Allemagne de 1945 avec la fuite des nazis et l’Amérique de 1970 où tout était de nouveau possible.

Un des très bons romans de cette rentrée!

Édition Grasset