« Les fondamentaux de l’aide à la personne revus et corrigés » de Jonathan Evison

"Les fondamentaux de l'aide à la personne revus et corrigés" de Jonathan Evison. Chroniques de livres et conseils de lecture par MLBA.

« Les fondamentaux de l’aide à la personne revus et corrigés » de Jonathan Evison. Chroniques de livres et conseils de lecture par MLBA.

Vous aimez rire et pleurer en même temps?
Vous avez envie d’un livre qui vous fasse aimer votre prochain?
Voici ma potion:

Benjamin Benjamin, divorcé, la quarantaine, postule pour un job d’aide-soignant, après avoir fait une formation d’aide à la personne. Jusque là il n’avait exercé que divers petits boulots. Il se retrouve en charge de Trev, un adolescent atteint de la myopathie de Duchenne. Se recourbant de plus en plus sur lui-même, il ne se déplace qu’en fauteuil et est complètement dépendant. Son manque de mobilité lui a permis de développer son imagination. Ben et lui vont s’inventer beaucoup d’histoire.

A la faveur d’un voyage improbable, Ben et Trev décident d’aller visiter toutes les attractions loufoques des États-Unis, ils vont faire la rencontre de divers personnages dont Dot, l’auto-stoppeuse punk en désaccord avec son père, ou bien un couple de jeunes paumés.

« Les fondamentaux…’ est une véritable pépite. Jonathan Evison nous propose une galerie de personnages attachants et tourmentés. Le lourd passé de Ben jalonne le récit et lui donne une consistance dramatique. Le lecteur comprend au fur et à mesure le drame qui s’est joué dans sa vie. Malgré leurs handicaps physiques, moraux ou familiaux, tous les personnages vont de l’avant.

C’est un beau roman sur l’entraide, le rédemption, la remise en question. Aider les autres pour s’aider soi-même.

Les fondamentaux.. » n’est pas du tout larmoyant ou triste, c’est tout le contraire.

Un roman émouvant, positif et drôle.

Éditions Monsieur Toussaint Louverture.

« L’homme qui avait soif » de Hubert Mingarelli

L'homme qui avait soif de Hubert Mingarelli

L’homme qui avait soif de Hubert Mingarelli

Vous aimez les romans sur l’errance et la détermination?
Vous aimez Pierre Pelot ou Patrick Modiano?
Voici ma potion:

Après la guerre, Hisao, un jeune soldat japonais  décide de rejoindre sa future femme. Ils ne se connaissent pas,  ils se sont simplement écrit des lettres. Il a prévu de lui offrir un magnifique cadeau d’une grande valeur.
Il part en train.

Mais Hisao revient de la guerre avec quelques séquelles psychologiques,  notamment la peur de ne pas pouvoir assouvir sa soif. Alors que le train fait une halte il descend précipitamment pour se désaltérer. Le train repart sans lui, emportant ses affaires. Commence pour lui un terrible voyage physique et psychologique. Il doit absolument retrouver son sac avec le cadeau pour sa fiancée sinon il ne pourra pas se présenter devant elle .
Hubert Mingarelli dresse le portrait tout en finesse et poésie de ce jeune soldat japonais. Ses angoisses et les souvenirs de la guerre qui le hantent alors qu’il essaie de rejoindre la ville jalonnent ce récit.
Ce roman aborde le thème des préjudices moraux que peut causer la guerre. Du point de vue japonais c’est d’autant moins courant et en même temps ce n’est pas un récit sur la guerre. Là est la force de cette histoire poignante qui se lit d’une traite.
« L’homme qui avait soif » s’est vu décerné le prix Landerneau,  prix de libraires, donc gage de qualité.
Laissez vous emporter par sa poésie.

Edition Stock